D’après Wikipedia : « L’homo œconomicus :
- est capable de maximiser sa satisfaction en utilisant au mieux ses ressources : il maximisera son utilité (et non pas son profit). L’utilité est une mesure du bien-être ou de la satisfaction obtenue par la consommation, ou du moins l’obtention d’un certain nombre de biens et de services. Elle est liée à la notion de besoin.
- sait analyser et anticiper le mieux possible la situation et les événements du monde qui l’entoure afin de prendre les décisions permettant cette maximisation. »
Hors, en faisant mes courses au Monoprix d’Argenteuil, j’ai constaté un fait étrange : La fameuse Fraise Tagada de la marque Haribo est vendue à 2 prix différents, en fonction de la quantité. Jusqu’à là rien d’anormal me direz vous, il est fréquent que le prix soit dégressif en fonction de la quantité, ou bien qu’un contenant spécial ou une division en petits sachet aboutisse à un prix plus élevé.
Néanmoins, dans ce cas précis, l’étonnant est que nous constatons un prix plus élevé pour une quantité plus grande. Le bac en plastique contenant légèrement plus d’1 kilo est vendu à 7,49€ (soit 7,05€ le kilo) alors que le sachet de 300 grammes est vendu 1,09€ soit 3,83€ le kilo.
Donc, en achetant le bac qui contient plus de 3 fois plus de Fraises Tagada, vous payez 84% plus cher. La valeur du bac en plastique ne justifie pas cet écart gigantesque.
Une telle anomalie, si elle est due à une erreur, ne devrais pas persister longtemps, de même que sur les marchés les arbitrages existent mais pour de très courtes périodes. Hors, le double princing de la Fraise Tagada existe depuis au moins 2 ans d’après mes observations, en complète violation de la théorie de l’homo œconomicus.
Comment expliquer cet état de fait ?
Nous sommes désormais dans la spéculation. D’où vient l’erreur ? D’Haribo ou de Monoprix ? On peut se demander si cette situation serait possible dans une petite épicerie où à priori l’épicier ne tolérerais pas cette anomalie et aurait le pouvoir de la régler en modifiant ses prix. Chez Monoprix, les employés présents dans le magasin ne décident pas eux-même des prix.
Le problème peut venir d’Haribo, qui destine peut être les 2 contenants à 2 marchés différents. Par exemple, on peut imaginer que le bac de 1kg soit destiné au marché des boulangeries dans lesquelles les bonbons sont revendus au détail alors que les sachets sont destinés à être vendu moins cher en supermarché ?
D’où une hypothèse : avec la hausse de la taille des entreprises, l’irrationalité vient se loger dans des nids. Une somme de raisons logiques et rationnelles aboutie à un résultat fortement irrationnel qui perdure dans le temps.
De manière amusante, « monoprix » signifie prix unique (d’ailleurs avant il y avait aussi des magasins Prisunic, justement rachetés en 1997 par Monoprix). Bref, c’est drôle.

